Que s'ouvre le printemps des femmes !

Publié le 21 Mars 2014

Les manifestations liées au 8 mars sont déjà derrière nous, et pour la plupart, les questions liées à l'émancipation des femmes et à leurs droits sont déjà oubliées jusqu'à l'année prochaine.

En surface ou souterraines, elles restent pourtant centrales dans les choix de toutes les organisations sociales et politiques - qu'elles s'appuient sur la démocratie et la laïcité ou s'enracinent dans diverses traditions locales ou croyances religieuses qui leur assignent places et comportements - parfois dits "naturels".

Partout dans le monde, les femmes luttent pour leur émancipation et pour obtenir des droits équivalents à ceux des hommes, elles réclament le respect non seulement de leur intégrité physique mais aussi de leurs droits humains fondamentaux à l'éducation, à la santé, à la sécurité et à la liberté.

Autour du 8 mars, Arte a déployé une très belle programmation questionnant le sort des femmes d'ici et d'ailleurs, multipliant les reportages, les documentaires et les fictions venus des 5 continents. Nous avons eu le plaisir de voir ou revoir "L'étrangère", le très poignant film de Feo Aladag, ainsi qu'un passionnant reportage sur les feuilletons turcs et leur diffusion dans l'espace méditerranéen et moyen-oriental. Il démontrait la force de l'exemple et comment de beaux personnages de femmes qui se battent pour faire valoir leurs droits donnent du courage et de la détermination à des femmes dont l'ouverture sur le monde se tient parfois entièrement dans l'espace de leur petite lucarne. Ces feuilletons, dont les scénaristes sont souvent des femmes - lucides et déterminées - abordent des sujets encore trop souvent tabous : le viol, le mariage forcé, la virginité, le divorce, le travail des femmes... Ils suscitent de la réflexion et du dialogue et montrent aussi des personnages d'hommes aimants et respectueux qui conduisent certaines à oser demander le divorce ou porter plainte contre des conjoints violents, mais aussi à imaginer des relations nouvelles avec des hommes débarrassés des vieux schémas patriarcaux ... (Rappelons qu'en Turquie, 3 femmes décèdent chaque jour des suites de violences conjugales ou masculines, et en France une tous les deux jours...). L' influence de ces feuilletons démontrée par de nombreux témoignages individuels et des manifestations collectives pourrait nous amener à nous interroger sur la qualité et les messages sous-jacents des images que nos sociétés occidentales produisent et diffusent largement auprès des jeunes et des moins jeunes et qui sont tout aussi importantes dans la construction de l'image de soi, de celle de l'autre sexe et des relations femmes/hommes que chacun est amené à se forger dans la société où il vit.

Un autre documentaire passionnant diffusé par Arte, "Forbidden voices", nous présentait 3 femmes - Yoani Sanchez (Cuba), Farnaz Seifi (Iran) et Zeng Jinyan (Chine) - qui affrontent des gouvernements totalitaires pour défendre les droits humains - en particulier ceux des femmes - et la liberté d'expression, d'opinion et d'information grâce à leurs blogs. Entre censure, interdiction, intimidation, arrestation et emprisonnement ou exil, elles sont courageuses et lumineuses ! Elles devraient nous inspirer pour faire avancer des droits que nous considérons trop souvent comme acquis alors qu'ils sont en permanence fragilisés et remis en question sous différents prétextes de nature économique ou idéologique.

Le rejet d'un nouveau rapport européen visant la promotion de l'égalité femmes/hommes a conduit plusieurs associations féministes à publier une tribune sur Médiapart, que je vous invite à lire...

http://blogs.mediapart.fr/edition/les-batailles-de-legalite/article/180314/quand-une-europe-garantie-sans-conservateurs

(un différent sur la question de la prostitution a conduit 25 députés Verts à s'abstenir, ce qui a permis aux partis conservateurs et d'extrême-droite de remporter le vote)

Alors que des échéances électorales nationales et européennes nous amèneront prochainement à donner nos voix à des responsables politiques, je vous invite toutes et tous à tenir compte de leurs positionnements sur ces questions et à les interpeller sur leurs engagements en matière d'égalité de droits et de salaires, de promotion des modes de garde, d'accès à l'éducation, au logement, à la santé, aux droits reproductifs et aux responsabilités des femmes (respect ou instauration de la parité dans toutes les instances consultatives ou décisionnaires...). On ne peut ériger une société plus juste et plus harmonieuse en dépréciant ou en ignorant les besoins et aspirations de la moitié de ses membres.

L'égalité femmes/hommes devrait être le socle d'une société humaine qui de l'échelle locale à la dimension mondiale vise la lutte contre les inégalités et l'éradication d'une pauvreté entretenue par des rapports de domination des puissants (économiquement, militairement ou politiquement) sur les populations les plus faibles et les plus démunies - très souvent illettrées (dont une grande majorité de femmes et d'enfants). La pression qui s'accroit de toutes parts sur notre planète rend illusoire toute volonté des pays les plus riches de se barricader derrière des frontières implacables avec les humains mais perméables aux catastrophes écologiques à venir et aux trafics en tous genres (d'humains, de biens et de capitaux...). Il est de plus en plus urgent d'inventer de nouveaux rapports humains - socio-culturels, économiques, écologiques et politiques, car ceux qui dominent aujourd'hui pourraient bien nous conduire au désastre.

Pour cela écoutons et soutenons les femmes en résistance et leur magazine actuellement en danger..

Je reproduis ici leur appel à soutien !

Abonnez-vous, soutenez-les ! Quand je vois les montagnes de superficialité qui encombrent les kiosques et diffusent une vision réifiante des femmes, je suis désolée de voir que leur intelligence et leur combattivité peinent autant à être mis en valeur et reconnues !

UN MOIS POUR SAUVER LE MAGAZINE "FEMMES EN RESISTANCE"

Et si ... les médias donnaient une autre image des femmes ?
... elles se trouvaient au premier plan dans plus de 20 % des infos ?
... les femmes étaient présentées autrement que comme des mères, des épouses,
des fashionistas ou des victimes ?
... les militantes, les cheffes d'entreprise, les physiciennes... avaient enfin droit au chapitre ?
... d'autres modèles étaient donnés à nos adolescent-e-s ?..

C'est pour mettre en lumière ces femmes, dans leur diversité, que l'association Femmes ici et ailleurs a lancé FEMMES EN RESISTANCE, un trimestriel d'informations qui ouvre d'autres champs des possibles. Ce magazine citoyen laisse une grande place à des reportages photos exclusifs et à des actus originales d'ici et d'ailleurs.

Cette publication unique risque pourtant de s'arrêter net.

Attaquer les stéréotypes dans l'information est une vraie mission d'intérêt général. Trop engagé/trop féministe pour certains, trop spécialisé pour d'autres... Il faut du temps pour rencontrer, expliquer et arriver à lever ces obstacles.

C'est ce que l'équipe de Femmes en résistance tente de faire depuis plus d'un an. Contrairement à de très nombreux médias, la revue ne reçoit plus aucune subvention. Indépendante, l'association n'a plus la trésorerie nécessaire.

Pour sauver le magazine, une solution collective existe...

Cette publication unique risque pourtant de s'arrêter net.

Attaquer les stéréotypes dans l'information est une vraie mission d'intérêt général. Trop engagé/trop féministe pour certains, trop spécialisé pour d'autres... Il faut du temps pour rencontrer, expliquer et arriver à lever ces obstacles.

C'est ce que l'équipe de Femmes en résistance tente de faire depuis plus d'un an. Contrairement à de très nombreux médias, la revue ne reçoit plus aucune subvention. Indépendante, l'association n'a plus la trésorerie nécessaire.

Pour sauver le magazine, une solution collective existe...

- Devenez actrice-teur de ce projet.

- Engagez-vous pour que cette info existe.

- Recevez cette actualité différente. ... pour 1,65 € par mois

L'association a besoin de 900 marraines/parrains, réuni-e-s dans le "Collectif Femmes en résistance".

Le système est simple, il évite le renouvellement d'abonnement et il peut être interrompu à tout moment.

Vous pouvez rejoindre ce Collectif en acceptant un prélèvement bancaire mensuel de 5 €.

Le coût réel n'est que de 1,65 € : l'association étant reconnue d'intérêt général, vos dons vous permettent de bénéficier d'une réduction d'impôt de 66 % de la somme versée, dans la limite de 20 % de votre revenu imposable.

Chaque trimestre, les marraines et parrains sont les premier-ère-s à recevoir le magazine dans leur boite aux lettres !

Pour rejoindre ce Collectif, sauver le magazine et garantir son indépendance, merci de renvoyer le bulletin (à télécharger ici), avec votre RIB, à l'association.

Le temps est compté. Il reste un mois à l'association pour rassembler ces marraines et parrains.

Si l'objectif de 900 personnes n'est pas atteint, aucun prélèvement ne sera mis en place.

Mobilisons-nous pour un magazine d'information différent,

qui libère les femmes des stéréotypes.

Nathalie Cayuela, Présidente

Nathalie Poirot

Association Femmes ici et ailleurs

20, rue de la Rize – F-69003 Lyon / Tél. : +33 (0)4 37 43 02 35

Courriel : contact@femmesenresistancemag.com

http://www.femmesenresistancemag.com

Rédigé par Olympe

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Anne Marie Viossat 21/03/2014 21:56

Super ton blog