Faisons souffler un vent de solidarité !

Publié le 3 Août 2013

Elles sont encore si nombreuses de par le monde à avoir besoin que nous fassions souffler ce vent, en brise ou en tempête, voire même en ouragan ! Trop nombreuses à ne pouvoir compter que sur d'autres femmes (et aussi des hommes) - parfois du bout du monde, qui ont la chance de vivre dans un pays en paix, pour être défendues face aux injustices que leur font subir les hommes.

Aussi je vous invite à sortir un moment de la torpeur estivale pour réfléchir et partager ces informations...

Une beaucoup trop grande partie de notre moitié du ciel est actuellement victime de violences et d'agressions liées à des conflits armés. Les infos nous parlent des combattants, donnent la parole aux belligérants, mais nous informent assez peu sur le sort des femmes et des enfants... Ils sont victimes, déplacés, tués, blessés... mais ont rarement une identité, une volonté, une opinion audible sur ces conflits.
Ils sont loin, on n'y peut rien !

Peut-être que si parfois, par exemple en faisant pression sur nos politiques pour que ces questions fassent partie des débats, des conciliations, des traités de paix... Que le respect des droits humains et en particulier ceux des femmes soit une condition centrale à toute aide internationale et support logistique... Que les femmes qui sont un jour des victimes puissent espérer des réparations pour les injustices et dommages subis, que ceux-ci ne soient pas passés à la trappe de l'histoire - tout en faisant le terreau des prochains conflits...

Je commencerai par attirer votre attention sur la pétition qui vient d'être mise en ligne à l'initiative de Maître Hamuli Rety, demandant la création d'un Tribunal pénal international pour la RD Congo afin d'éradiquer les viols comme arme de guerre en RDC. Avec les 51 autres marraines de cette pétition, je souhaite qu'un tribunal pour la RDC soit créé en succession au Tribunal pour le Rwanda siégeant à Arusha. "Ce tribunal bénéficierait de tous les moyens et archives judiciaires. Il n'y aurait donc pas des nouveaux frais d'installation. Le tout est question de volonté politique."

Dans ce pays les femmes ont été soumises à des violences d'une barbarie insoutenable, des sévices et des tortures dont je vous épargnerai la description mais qui doivent non seulement nous indigner mais nous faire agir !

http://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/pour-un-tribunal-p%C3%A9nal-international-pour-la-rdc-en-succession-du-tpir-qui-ferme-en-2014

Une information qui n'a pas fait la une de notre presse (relatée par le Washington Post) mais devrait susciter aussi des réactions pour faire abolir cette loi inique...

Au Zimbabwe, un des pays les plus corrompus ou le revenu annuel moyen par habitant est de 150 $, les femmes qui crient pendant leur accouchement sont taxées de 5 $ d'amende par cri poussé ! (pour éviter "les fausses alertes") cf le rapport de Transparency International qui lutte contre la corruption.

http://www.transparency.org/gcb2013/report

Une drôle de manière de remplir les caisses de l'état ! Cela a pour conséquence d'éloigner les femmes des maternités et d'augmenter la mortalité périnatale ! N'hésitez pas à manifester votre soutien aux mères du Zimbabwe....

Ambassade du Zimbabwe à Paris,
10, rue Jacques BINGEN 75017 Paris
01.56.88.16.00 Fax 01.56.88.16.09
zimparisweb@wanadoo.fr

Enfin je terminerai sur un triste anniversaire qui ne fera sans doute pas non plus la une de la presse.

Il y a 10, Marie Trintignant disparaissait, victime des violences de son compagnon, laissant 4 enfants et des parents brisés.

Le dimanche 4 août à 17h, à l'appel de l'association " Encore féministes ! ", vous êtes invités à déposer des fleurs sur la tombe de Marie, au cimetière du Père-Lachaise, dans la 45ème division, .

« Le féminisme n‚a jamais tué personne, le machisme tue tous les jours » (Benoîte Groult)

Les violences conjugales tuent chaque année de nombreuses femmes en Europe,

Interrogeons-nous sur l'importance de la justice et des médecins sur ces questions, à l'heure où sort une nouvelle édition du livre "Bertrand Cantat, Marie Trintignant : l'amour à mort", de Stéphane Bouchet et Frédéric Vézard. Ils y publient l'intégralité d'un message téléphonique que Krisztina Rady (l'épouse de Cantat avec laquelle il est retourné vivre après sa sortie de prison et qui s'est suicidée en 2010, apparemment sans qu'il y ait d'enquête ?) a laissé sur le répondeur de ses parents, à Budapest, après une nouvelle dispute avec lui. Dans cet enregistrement de plus de 7 minutes, long monologue en hongrois, Krisztina raconte : "Hier, j'ai failli y laisser une dent (...) Il a attrapé mon téléphone, mes lunettes, il m'a jeté quelque chose. Mon coude est complètement tuméfié, un cartilage est même cassé, mais cela n'a pas d'importance tant que je pourrai encore en parler. (...) Ce que je ressens est difficile à imaginer : Bertrand est fou, il croit que je suis le grand amour de sa vie et que, mis à part quelques dérapages, tout va bien".

Comment se fait-il que personne ne lui soit venue en aide pour lui éviter d'en arriver là ? Il devait forcément y avoir des personnes qui savaient... Quand va-t-on arrêter de valoriser et d'excuser la violence des hommes ? puis de la leur reprocher -parfois très mollement, quand elle déborde des cadres que la société tolère ?

Et n'oubliez pas Amina, qui est toujours en prison...

Vigilance, empathie et solidarité !

Rédigé par Olympe

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VERDIOT 04/08/2013 22:25

J'aime ce que vous dites; Cela fait tellement de bien